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26/02/18 Antoine Louchart (OSU)

Titre : L’ADN ancien révèle l’origine et l’évolution des hiboux "géants" disparus (Aves, Strigiformes) des îles Mascareignes (Réunion, Maurice, Rodrigues) (à la Doua, salle Fontannes)
Quand ? Le 26/02/2018,
de 14:00 à 15:00
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L’ADN ancien révèle l’origine et l’évolution des hiboux "géants" disparus (Aves, Strigiformes) des îles Mascareignes (Réunion, Maurice, Rodrigues)

 

Comme c’est le cas sur presque toutes les îles, de nombreuses espèces endémiques se sont éteintes dans les Mascareignes (Réunion, Maurice, Rodrigues) dans les décennies qui ont suivi l’installation de l’homme pendant les grandes découvertes (ca XVIe-XVIIIe siècles). Parmi ces espèces éteintes, de nombreux oiseaux, dont le plus connu est le Dodo de Maurice. Souvent, les espèces ont évolué in situ en sorte qu’elles sont devenues très différentes de leur ancêtre continental, y compris ostéologiquement. Trois espèces endémiques de hiboux vivaient sur ces trois îles et sont connues par des restes subfossiles, ainsi que des témoignages anciens (pour deux d’entre eux) et une description et un dessin (pour une d’entre elles). Des analyses d’ADN ancien nous ont permis, grâce à des fragments de cytochrome b, de placer pour la première fois avec précision deux de ces espèces éteintes dans la phylogénie des hiboux. Leur position se révèle être parmi les petits-ducs du genre Otus, dans un clade qui regroupe les espèces actuelles des îles de l’Océan Indien occidental ainsi qu’Otus sunia, ancêtre commun à tous ces hiboux insulaires, et vivant aujourd’hui en Asie du Sud-Est. Ainsi, nous pouvons reconstituer l’histoire de la colonisation des différentes îles par cet ancêtre, et l’expliquer par les vents et cyclones. Par ailleurs, nous pouvons mieux comprendre l’évolution insulaire des hiboux des Mascareignes, qui se caractérisent notamment par un doublement de leur taille corporelle, un léger raccourcissement des ailes et un allongement des pattes (pour deux espèces). Plusieurs facteurs biotiques et abiotiques peuvent expliquer ces trajets évolutifs remarquables. Des rumeurs d’observation récentes de hiboux à la Réunion seront évoquées, mais semblent ne pas se rapporter à la survivance éventuelle du petit-duc « géant » de l’île.

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